L'horloge magopinaciphile

Comment ca marche ?

3 morceaux de flyers de marabouts sont affichés côte-à-côte.
Si vous regardez vers le bas, vous voyez à chaque fois un petit bout du numéro de téléphone du marabout. Les 3 petits bouts de numéros de téléphone donnent la date (en petit, en bas à gauche) et l'heure (à droite), tout simplement

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Merci à Megabambou : www.megabambou.com

Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 16:54

Témoignages des marabouts, ou comment faire carrière

 


-  Je m’appelle Yoro Bâ et je suis marabout partenaire de ATT depuis longtemps. Je suis devenu marabout depuis 1987 et c’est Dieu en a décidé ainsi, moi-même j’étais talibé, même si ma première vocation était de voyager.
Ma propre condition de talibé jusqu’en 1984 m’a donné envie d’enseigner à mon tour le coran en améliorant les conditions de vie de ces enfants talibés. Il explique comment fonctionne son Daara,le Daara est un lieu où l’enfant apprend le coran et où sont inculquées les valeurs islamiques.
Cela nous amène à échanger sur une journée type d’un enfant accueilli dans ce Daara réveil 5h du matin, enseignement du coran 5h à 7h, mendicité 7h à 9h, enseignement du coran 9h à11h, travail ou mendicité pour manger 11h à 14h, enseignement du coran : 14h à 17h30, temps libre ( jeux, sorties...)17h30 à 19h, récitation des apprentissages de la journée au marabout jusqu’à 21h, enseignement du coran 21h à 22h30, c’est ensuite que les enfants peuvent enfin se reposer.
Ce Daara travaille en partenariat avec ATT depuis maintenant 6 ans. Cette collaboration a pu améliorer les conditions matérielles et sanitaires du Daara en construisant un abri et en offrant de l’eau et des sanitaires.
C’est grâce à ATT que le marabout procède au suivi minimum de l’hygiène de vie des enfants puisqu’elle prend en charge l’hygiène bucco-dentaire, le renouvellement du linge, pour la première fois de ma vie je percevais financièrement une aide mensuelle de 15000FCFA pendant 7 mois et la prise en charge gratuite des médicaments d’une somme de 50000FCFA déposée à la pharmacie.
Nous avons ensuite abordé le thème délicat de la mendicité.
A cette question Yoro Bâ nous répond que la mendicité est un état de fait et qu’elle existera toujours tant qu’aucune subvention ne parviendra pour l’enseignement coranique. Selon lui, la mendicité devient alors une obligation vitale voire une nouvelle forme d’éducation.
Nous avons essayé de comprendre la considération que le marabout porte à ces talibés.
Il n’hésite pas une seule seconde de nous avouer qu’il les considère comme ces propres enfants, d’ailleurs son enfant légitime fait parti du Daara.
Il parle d’une relation « père fils ».
Il nous confie être contre la violence faite aux enfants mais que modérément elle se tolère et peut se voir nécessaire à l’éducation d’un enfant.
Malgré tout ces enfants souffrent de carences affectives dues à l’éloignement de leur famille. Yoro Bâ ne parle pas de carences affectives ou de sentiment d’abandon de l’enfant mais d’une nostalgie qui passera avec le temps et qui expliquerait les fugues des enfants du Daara.
Cependant le marabout ne supporte pas que ces enfants soient minimisés, peu considérés et stigmatisés par l’extérieur de voleurs par exemple. Yoro Bâ se rend compte également que la vie évolue, que les mentalités changent, et qu’il est utile pour l’enfant de s’intéresser à autre chose que l’enseignement coranique (apprentissage du français, ouverture d’esprit, ouverture au monde...) Les enfants apprennent pour parler, écrire et comprendre le coran ?
C’est apprendre, les secrets qui sont à l’intérieur, cela existe que dans le coran.
On peut soigner avec le coran (écris dedans). Si quelqu’un va à l’hôpital et que les médecins ne voient rien, la personne peut venir ici pour être soigné.
Si un projet pour ne plus battre les enfants le signera-t-il ?
Yoro est d’accord,il n’aime pas les marabouts qui torturent les enfants,il a pitié aussi des enfants.
Il a beaucoup d’amour pour ses talibés plus que ses propres fils.
Il ne peut pas faire de différence entre ses fils et ses talibés.

-  Un homme pas comme les autres, un peu atypique.
Cette rencontre extrêmement généreuse n’a fait que confirmer ses dires. En effet, nous avons rencontré un homme très accueillant qui n’a pas hésité une seule seconde à toutes les questions que nous avions préparées.
Boubacar Niass était en effet particulièrement avide de communication et d’échanges. Cette curiosité réciproque et ce désir d’échanger nous a permis d’aborder des thèmes délicats et a surtout fait basculé certaines représentations que nous pouvions avoir du marabout, du Daara et de la condition talibé en générale.
Tous les marabouts ne sont donc pas maltraitants...Bocar Niass va même jusqu’à dire que ces marabouts mal traitants sont des imposteurs qui n’ont rien compris ou qui transforment le message du coran. Bocar Niass exerce la fonction de marabout depuis 34 ans, il l’est devenu, dit-il, par amour de dieu. Il insiste d’ailleurs beaucoup sur le message du coran qui ne transmet pour lui que amour, solidarité, partage.
« Le coran apprend à aimer, apprend à aider son prochain, à aider les autres ».
Même s’il considère qu’un autre enseignement qu’un enseignement religieux est important à l’épanouissement de l’enfant, Bocar Niass nous explique la pluralité des matières à travers le coran ( la langue arabe, l’histoire, la géographie...).
Le coran incite alors pour lui à connaître et à s’enrichir de tout, l’ignorance est alors bannie. _ Boubacar Niass est conscient que l’enfant à besoin de s’ouvrir sur l’extérieur, lui-même a fréquenté l’école ainsi que l’école coranique.
Dans ce Daara là, les enfants sont très jeunes en moyenne de 2 à 6 ans ; ils y viennent juste pour apprendre le coran.
Ils vivent dans leurs familles à proximité du Daara ; le lien affectif n’est donc pas rompu et les conséquences de l’abandonnisme ou de l’enfant en manque de repères affectifs n’apparaissent pas.
Boubacar Niass entretient avec les familles de ces enfants de simples relations de voisinage mais toutes les familles lui accordent un grand respect et une grande confiance. La famille reste le responsable de l’enfant.
Dans ce Daara, l’enfant ne mendie pas non plus, parce que Boubacar Niass ne doit pas subvenir aux besoins de ces enfants.
Comme nous évoquons avec lui la question de la mendicité des talibés, Bocar Niass nous explique qu’encore aujourd’hui, il tente de comprendre pourquoi.
Selon lui, il suffirait de subventionner le marabout et de conventionner les Daara pour éradiquer ce problème de mendicité. Le problème résiderait donc dans la non reconnaissance de l’Etat et de l’opinion publique de ces lieux d’enseignement.
Le Daara Bocar Niass travaille avec ATT depuis maintenant 2 ans.
Ce partenariat a pu apporter au Daara une amélioration matérielle des locaux en y construisant un abri et des tableaux pour l’écriture.
La pédagogie tient une place importante dans l’enseignement de ce Daara.
Bocar Niass fait le lien étroit entre l’environnement de l’enfant et sa progression dans l’apprentissage.
Nous pouvons dire que l’enfant est respecté dans son statut et qu’il est considéré avant tout comme un enfant avec des besoins spécifiques.
Il a lui aussi Bénéficié du programme américain (15.000CFA pour 7 mois) et de la formation de santé primaire. Pas d’aides du gouvernement.
ATT a formé ses élèves et lui à la teinture et la photographie. Est-ce que ses élèves viennent de loin ? Lui refuse ceux qui ne sont pas de Saint-Louis mais s’il voulait il pourrait.
Il aimerait avoir du terrain pour des classes avec ses talibes.
Les élèves sont des filles et des garçons ? Oui, chaque vendredis et mardis deux autres classes avec les épouses des policiers, lundis et jeudis femmes de la corniche. Un enfant est venu depuis la fête de la Tabaski. _ Semi internat les enfants viennent le matin et rentre chez eux le soir. Il ne peut pas les refuser. Les filles apprennent aussi le coran et peuvent devenir marabout ?
Oui, la nouvelle politique gouvernementale permet aux filles de le devenir. Pendant le collège elles enseignent aux petits.
Il y en a trois qui sont maîtres coraniques dans les collèges.

Par pacman - Publié dans : marabout
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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 19:41
Comprendre la religion au Sénégal, c'est avant tout comprendre comment fonctionnent les différentes confréries maraboutiques du pays. Une confrérie, au sens sénégalais du terme, est un ensemble de croyants se réclamant d'un guide spirituel commun, le marabout. Unique au monde, cette organisation de la religion musulmane au Sénégal attirent les foudres des plus orthodoxes qui y voient de la pure idolâtrie envers ces marabouts richissimes qui n'hésitent pas à s'octroyer des pouvoirs quasiment divins. En outre, de nombreux Musulmans orthodoxes (souvent parmi les Peulhs ou les Toucouleurs) pour qui la représentation graphique de prophètes ou de guides religieux est sacrilège ont du mal à comprendre ces murs sénégalais couverts de peintures, d'autocollants et de photos de marabouts divers. Des marabouts Layènes qui font reculer la mer, aux marabouts mourides qui marchent sur l'eau, voici une brève présentation des confréries maraboutiques au Sénégal.
 
 
 
 
Les Mourides

Cette confrérie comporte moins de membres que les Tidjanes ou les Orthodoxes mais étant la plus bruyante et la plus vociférante, on la voit partout. L'importance commerciale des baol-baol, commerçants mourides illettrés, investissant en masse dans le secteur informel et émigrant dans le monde entier grâce à l'argent des marabouts, finissent de faire connaître cette dérivation de l'islam à l'observateur étranger. Le fondateur, Mamadou Bamba, est né à Mbacké-Baol en 1853. Il fut un adepte d'abord d'un Musulman orthodoxe, puis d'un Tidjane avant de créer lui-même sa petite confrérie en 1895. Dès 1884, il avait réussi à regrouper autour de lui un nombre grandissant d'adeptes. L'augmentation rapide de ceux-ci suscita les soupçons des autorités coloniales qui craignirent que le marabout ne fût tenté de recourir au Jihad à l'instar d'El-Hadj Omar. Ces soupçons se trouvèrent d'autant plus justifiés que des éléments appartenant aux familles royales déchues avaient rejoint le camp de M. Bamba. C'est pourquoi celui-ci fut arrêté et déporté au Gabon de 1895 à 1902, puis en Mauritanie de 1903 à 1907, puis placé en résidence surveillée d'abord au village de Thièene dans le Djiolof de 1907 à 1912, puis à Diourbel jusqu'à sa mort. Mais le mouridisme se développa de façon exponentielle plus particulièrement dans les provinces du Cayor et du Baol, aujourd'hui régions à cheval des provinces de Kaolack, Djourbel, Thiès et Fatick.
Un très bon site pour en savoir plus sur cette confrérie : http://mapage.noos.fr/alkhidmat/
 
 
Les Baye-Fall :
 
Qui sont ces troubadours que vous voyez demander l'aumône partout dans le pays ? Souvent habillés d'un grand boubou en patchwork multicolore et affublés de grigris en tous genres, ils se laissent pousser les cheveux à la façon dreadlocks des rastafaris. Ce sont avant tout des Mourides, disciples ou plutôt Talibans (talibés) des marabouts mourides. Il se disent descendant de Cheikh Ibra Fall, appelé aussi Lamp Fall ou Baye Fall (Baye signifiant «père») qui lui-même était le compagnon du grand Cheikh Amadou Bamba, le premier des Serigne Touba. C'est à ce titre qu'ils ne font que rarement le jeûne du Ramadan. Cheikh Amadou Bamba, pour remercier son disciple, exempta Lamp Fall du jeûne pour le récompenser de ses services. Ses descendants de fait en sont exempts. Ils ont leur propre conception de l'islam. Un islam plutôt libéral puisqu'il n'est pas rare de les voir fumer la Yamba (le chanvre indien sénégalais). Comme Cheikh Ibra Fall, ils ne vivent que par et pour leur marabout qui les loge et les nourrit. Tout le produit de leur mendicité va d'ailleurs à ces marabouts. En plus de cette tâche quotidienne, ils se rendent chaque année dans les champs d'arachide des marabouts et cultivent gratuitement durant toute la saison des pluies. D'un naturel souriant et bon enfant, ils sont malgré tout bornés et n'allez surtout pas discuter religion avec eux sous peine d'en avoir pour plusieurs heures de monologue montrant la véracité de leur foi. Ils sont pour la plupart issus d'une classe moyenne sénégalaise dont les jeunes privés de travail voient dans cette dévotion au marabout un moyen de donner un sens à leur vie. Certains restent dans la capitale et principalement sur l'avenue Pompidou très fréquentée des Européens. Mais la plupart sillonne le pays à pieds recevant la charité, le gîte et le couvert de la population. Parfois vous verrez de véritables manifestations composées d'un groupe d'une vingtaine (ou plus) de Baye Fall chantant et jouant de diverses percussions.
 
 
 
Touba :
 
C'est la ville sainte des Mourides où réside le chef de la confrérie, le Serigne Touba (qui est un titre et non un nom). Sa mosquée (photo à droite) est l'une des plus grandes du continent. Cette cité, qui n'était qu'un village il y a vingt ans, a connu depuis une explosion démographique sans précédent au Sénégal. Ce serait, d'après les Mourides, la deuxième ville du pays. En fait, elle l'est si on compte les nombreux pèlerins de passage pendant quelques jours. Mais les véritables résidents sont très peu nombreux compte tenu du prix du terrain et de la construction qui est l'un des plus élevé du pays. Tous ces résidants sont donc de riches propriétaires souvent marabouts. Le rêve du Mouride étant de se faire enterrer à Touba, on comprend que de nombreux retraités dépensent leur retraite pour habiter dans la cité où est enterré Cheikh Amadou Bamba. La ville est moyennement propre et d'une monotonie unique ! Les maisons individuelles modernes s'alignent sans aucune originalité et on dirait une cité surgit au beau milieu du Sahara. Les plantes et arbres sont très rares. Lors des Magals commémorant les différentes étapes de la vie de Cheikh Amadou Bamba le nombre de pèlerins est époustouflant à tel point qu'on a l'impression que le Sénégal entier est à Touba.
 
 
 
 
Les Talibés (talibans) :
 
Ce phénomène, même s'il n'est pas l'apanage des Mourides, est hélas très pratiqué par les petits marabouts de cette confrérie. Le talibé est normalement un simple élève d'une école coranique qui apprend l'arabe et le coran auprès d'un instructeur. Aujourd'hui, au Sénégal, il s'agit de milliers de gosses entre trois et douze ans qui sont envoyés dans tout le Sénégal pour mendier. Mal nourris, non soignés, non habillés, c'est un véritable scandale dont s'émeuvent tous les visiteurs du pays. Les maigres recettes de ces enfants reviennent évidemment au marabout sous peine d'être punis avec de bons coups de baguette. Les parents qui confient leurs enfants à ces marabouts vivent souvent eux-mêmes dans le dénuement et pensent donner une chance à leur enfant en lui apprenant le Coran. Le phénomène des marabouts et par là des talibés engendre tous les futurs criminels du Sénégal. Les trois-quarts des apprentis dans les transports en commun et des coxers qui sont des bandits notoires s'affichent avec des médailles de Sérigne Touba. Soulignons une fois de plus que les Sérignes Touba déconsidèrent cette pratique honteuse et qu'il s'agit le plus souvent des petits marabouts oeuvrant dans les grandes villes (Tidjanes et Mourides principalement).
Pour en savoir plus : http://membres.lycos.fr/talibes/
 
 
Les Tidjanes

C'est la deuxième confrérie dans le temps et la première en nombre. Son premier propagateur au Sénégal fut El-Hadj Omar Tall (1794-1864) qui s'y convertit au cours de son pèlerinage à La Mecque en 1827 et se considéra comme le Khalife ou représentant de son fondateur au Soudan occidental et œuvra dès son retour à sa propagation avec fougue. Il eut recours aux armes (1852-1864) pour établir un Etat musulman tidjane et se heurta aux forces traditionnelles et coloniales. Incapable de mobiliser les Musulmans et de les amener à le doter d'une force armée pouvant résister aux troupes françaises et leurs alliés africains et s'étant impliqué dans un conflit contre les musulmans du Macina et leurs alliés, le conquérant tooroodo, en dépit de son courage et sa détermination, périt sans réaliser son entreprise en 1864. Des marabouts enseignants qui surent privilégier la voie pacifique tels que El-Hadj Malick Sy, El-Hadj Abdoulaye Niasse, El-Hadj Abdoulaye Cissé, etc. réussirent à propager le tidianisme dans le pays aux XIXème et XXème siècles. La ville sainte du tidjanisme est Tivaouane (photo de droite) mais Kaolack, grâce au rayonnement du grand marabout Baye Niass, est également un grand lieu de cette confrérie. Son fils Abdoulaye décédé en mai 2001 (photo à gauche) a réussi à donner une unité aux Niassènes trop souvent éclipsés par les grandes gesticulations mourides.
 
 
 
 
Les Layènes
 
La quatrième confrérie fut créée par Libasse Thiaw plus connu sous le surnom de Limamoulaye (1843-1909). Pêcheur illettré, Libasse ne s'en lança pas moins dans la prédication religieuse en 1884 en prétendant réincarner sous la peau noire le Prophète Muhammad mort à Médine en 632. C'est pourquoi ses partisans le considèrent comme un prophète. Sa confrérie se répandit dans la presqu'île du Cap-Vert notamment parmi les Lébous, de Kayar à Rufisque.
Baye Laye Amoul Mass ,Yallah ko djangueul ( Baye Laye n'a pas d'égal, c'est Allah qui l'a dit !). Les Layènes constituent la quatrième confrérie musulmane après les Tidjanes, les Othodoxes et les Mourides. Chaque année une grande manifestation se déroule à Yoff, ville sainte des Layènes où est enterré Baye Laye, le marabout à l'origine de la confrérie. Ce tombeau se trouve sur la plage de Yoff et de nombreuses croyances en font un lieu magique. L'eau avant la mort de Baye Laye recouvrait parait-il une zone beaucoup plus importante de la plage. Le tombeau du marabout aurait au fil des heures repoussé la mer de 200 mètres. Les Layènes ont eux aussi une conception particulière de l'islam. Les chants des croyants sont gais et en langue lébou. De nombreux rassemblements tout au long de l'année vous permettront d'entendre ces chants où femmes et hommes chantent en coeur en battant des mains. Voici quelques éclaircissements d'un lecteur layène qui a eu la gentillesse de nous écrire. Merci à Libasse Ka. qui nous propose les détails suivants :
«L'enseignement du fondateur de la confrérie Seydina Limamou Laye (Libasse Thiaw) repose sur le suivi scrupuleux de tous les préceptes de l¹Islam et notamment les cinq piliers dont le Ramadan. En plus il apporte des compléments à la pratique quotidienne. Pour étayer mes propos, ces quelques exemples suffiront :
1- Les ablutions : Seydina Limamou Laye demande à ses disciples en lavant leurs pieds de ne pas s¹arrêter à la cheville comme tout le monde mais de continuer jusqu¹au genou. Il recommande aussi de faire ses ablutions avant toute prière reléguant au second plan le « tîme «(*).
2- La prière : En plus de la pratique quotidienne des cinq prières, le Saint Maître recommande de chanter les louanges de Dieu avant chaque prière pour qu¹on puisse se détacher de ce bas monde et communier avec le Seigneur. Seydina Limamou Laye demande à tout Layène de vivre avec le « Zikr « «(**) car elle constitue la nourriture de l¹âme.
3- Le Ramadan : Le jeûne en milieu layéne revêt un caractère particulier vu l¹intensité dans laquelle il est vécu. Le Ramadan constitue un moment de communion et de recueillement. Durant cette période, les Layènes célèbrent chaque soir la nuit du destin (qui n¹est fêté que lors du 26ième jour par les autres musulmans) dans une grande ferveur religieuse traduisant une volonté de vivre pleinement les bienfaits de ce mois béni.
Je vous recommanderais vivement de bien lire un ouvrage du Professeur Assane Sylla intitulé Le Mahdi ce qui vous permettra de mieux vous imprégner de la doctrine layène qui mérite d¹être mieux connu.
Libasse Ka.»
(*) tîme : faire ses ablutions de manière mimique.
(**) zikr : chants religieux ( en wolof ou en arabe)
 
 
 
 
La Quadiriyya
 
C'est la représentation la plus orthodoxe des Musulmans au Sénégal. Loin de l'influence des marabouts talibanisant les enfants du pays, c'est également la plus tolérante. La branche animée par la Zawia des Kounta exerça très tôt une influence durable sur les familles religieuses de l'AOF. La branche mauritanienne (le mouvement est né au Maroc) dirigée par la famille du Cheikh Mohammed Fadel a été à l'origine de l'implantation du mouvement au Sénégal.
 
Sources
Texte : senegalaisement.com
Copyright : senegalaisement.com
Par pacman - Publié dans : marabout
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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 19:50

LES MARABOUTS

 

 

Au Sénégal, les marabouts ont toujours joué un rôle très important, au niveau spirituel, et parfois temporel et politique. Généralement, les marabouts sont considérés comme des intercesseurs des hommes auprès de Dieu. Grâce à leur savoir, leur sainteté, leurs prières ils permettent aux hommes de les conduire sur le droit chemin et de réaliser certaines de leurs demandes relevant de la vie ici-bas.

 

Il existe plusieurs catégories de marabouts :

 

Les marabouts religieux : les plus respectés sont ceux dont le savoir et la science religieuse musulmane sont immenses. Leurs pratiques sont en accord avec les préceptes du livre révélé, le Coran. Ce sont leurs prières, leur vie ascétique et leur qualité intrinsèque d'homme de Dieu qui leur permettent d'obtenir des faveurs divines pour leurs fidèles. A l'origine, ces grands marabouts ne monnayaient pas leur savoir, mais recevaient souvent des dons importants de la part de leurs fidèles. Cependant, dans la société actuelle, il devient commun de payer pour leurs prières.

 

Les marabouts "ficelle" : ce sont des hommes qui prétendent avoir des pouvoirs magico-religieux afin de résoudre les problèmes terrestres. En fait, ce sont plus des charlatans qui profitent du titre respecté de marabout pour gagner rapidement et aisément de l'argent.

 

Les marabouts animistes : auparavant nommés fétichistes, sorciers ou jeteurs de sorts, ils rentrent en contact avec les divers éléments de la nature pour tenter de capter l'unité de ce monde.
Un fétiche peut être sculpté ou n'être qu'un simple agglomérat de tissus ou de matières naturelles.
Ainsi les fétiches naturels doivent leur pouvoir aux forces qui les habitent et à la nature : coquillages, pièces de bois, pierres… Les fétiches imprégnés se voit attribués leur pouvoir par un être doué de forces surnaturelles : sorcier, homme-médecine…
Les fétiches destinés à la sorcellerie ont pour objet d'envoûter et de provoquer des sorts à distance (maladie, mort)… Ils doivent pour ce faire comporter des fragments organiques (cheveux, ongles…) de la personne visée par le sort. Cependant, les fétiches ne sont pas uniquement utilisés à des fins de nuisance ; s'ils provoquent une maladie, ils peuvent la guérir ; s'ils jettent des sorts, ils peuvent assurer une protection contre eux. Les matières composant le fétiche ont pour rôle de fixer les forces appelées sur ce dernier, ce sont les incantations
prononcées par le sorcier qui activent ces forces et les rendent bénéfiques ou maléfiques.

 

Dans tous les cas, la consultation d'un marabout est commune à l'immense majorité des Sénégalais : une part du budget de la famille y est toujours réservée !

 

 

Par pacman - Publié dans : marabout
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Lundi 4 septembre 2006 1 04 /09 /Sep /2006 22:48

Le 20.09.2000, le journal "La Dernière Heure"  titrait :

176 marabouts à Bruxelles

SAINT-GILLES Il y a quatre mois, l'inspecteur Alain Luypaert recensait 127 mages africains sur la seule région bruxelloise. Leur nombre serait aujourd'hui de 176 à prétendre posséder de mystérieux dons ancestraux hérités de la grande forêt africaine pour exploiter à fond le désarroi, la détresse et la crédulité.

 

Retour d'affection, problèmes d'argent, tabagisme, alcoolisme, impuissance sexuelle Qu'ils se fassent appeler Professeur Oussou, Maître Sidy, Monsieur Kaba ou Mage Ness, ils ont en en commun de jouer sur tous les tableaux de la nature humaine et de ses faiblesses.

 

Très fort, Maître Sidy! Dans sa pub, le Guinéen allait jusqu'à promettre à ses bons clients des deux sexes d'allonger le sexe (de l'homme). Hier, bien des policiers saint-gillois auraient bien aimé assister à une démonstration, mais ce fut, hélas! impossible.

 

Les Africains se disent clairvoyants: certains se révèlent surtout de sales voyeurs. En fait de dons, ils ont surtout celui de repérer le client fragile et disponible.

 

La mise en confiance est progressive. Les clients sont invités à apporter des cheveux, des rognures d'ongle.

 

Etape suivante, le marabout exige de l'urine, des poils pubiens. Puis, il pousse l'avantage jusqu'à vouloir procéder lui-même au prélèvement sur la cliente, surtout si celle-ci est jeune et jolie. Ça se poursuit par des applications-massages de produits bizarres, d'huiles, de potions, de décoctions artisanales dont personne ne saura jamais ce qu'elles contiennent exactement. Il a été question d'abus sexuels. Des patientes se plaignent en tout cas d'avoir été palpées, tripotées durant la séance. Des marabouts s'attardent sur le sexe, les seins, l'anus

Quand je vois aujourd'hui le nombre d'annonces et de flyers, je me dis que le nombre a fameusement grandi !!!!

Pour faire le compte : visitez http://marabouts.astarisblog.com/

Par pacman - Publié dans : marabout
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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /Août /2006 18:13

Finies les vacances.

Durant mon séjour à la Côte d'Azur, j'ai été étonné.  En effet, je n'ai trouvé ni flyer, ni petite annonce à me mettre sous la main.  Tout porte à croire que les annonces pour voyance par mes amis "Marabouts" n'existent pas là-bas.

J'ai recherché dans les journaux locaux et les pub reçues dans les boîtes aux lettres....  RIEN !  Tout ce que j'ai pu trouver c'était des annonces "professionnelles" sur des lignes téléphoniques surtaxées

 

Enfin, bon!  Me revoilou en ma Belgitude et bientôt je remettrai un article en ligne

A bientôt

 

 

Par pacman - Publié dans : marabout
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