Enfin voici les congés. Votre maître Es-Marabouts s'en va quêter des annonces au soleil.
Il n'y aura donc pas de mise à jour ni d'autre article avant mon retour soit +/- 3 semaines.
A ceux qui doivent encore partir...... BON CONGE
L'horloge magopinaciphile
Comment ca marche ?
3 morceaux de flyers de marabouts sont affichés côte-à-côte.
Si vous regardez vers le bas, vous voyez à chaque fois un petit bout du numéro de téléphone du marabout. Les 3 petits bouts de numéros de téléphone donnent la date (en petit, en bas à gauche) et l'heure (à droite), tout simplement
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Merci à Megabambou : www.megabambou.com
Enfin voici les congés. Votre maître Es-Marabouts s'en va quêter des annonces au soleil.
Il n'y aura donc pas de mise à jour ni d'autre article avant mon retour soit +/- 3 semaines.
A ceux qui doivent encore partir...... BON CONGE
« Voyant africain, travail garanti, pour 100€ je fais revenir votre mari , pour 500€, je vous communique les numéros gagnants du Lotto. »
« Vous refusez, ou vous voulez faire marche arrière, alors je vais vous envoûter, vous avez une âme négative. Je dois faire un travail pour vous aider à vous en sortir, sinon vous serez malade, votre enfant risque de mourir la semaine prochaine, votre mari partira assurément avec une autre »
Voici le type de discours que certains connaissent peut-être. Dans ma langue, en ma belgitude, voici ce qui s’appelle du chantage, des menaces, de l’escroquerie, faits punissables devant la loi.
Voici les textes issus du Code Pénal, et les risques que peuvent encourir nos chers escrocs si vous déposez plainte après avoir été victime de leurs actes
Menaces :
Art. 328 : Quiconque aura, soit verbalement, soit par écrit anonyme ou signé, (soit par agissement quelconque,) sciemment donné une fausse information concernant l'existence d'un danger d'attentat contre les personnes ou les propriétés punissable d'une peine criminelle, sera puni d'un emprisonnement de trois mois à deux ans et d'une amende de cinquante francs à trois cents francs
Escroquerie :
Art. 496 : Quiconque, dans le but de s'approprier une chose appartenant à autrui, se sera fait remettre ou délivrer des fonds, meubles, obligations, quittances, décharges, soit en faisant usage de faux noms ou de fausses qualités, soit en employant des manoeuvres frauduleuses pour persuader l'existence de fausses entreprises, d'un pouvoir ou d'un crédit imaginaire, pour faire naître l'espérance ou la crainte d'un succès, d'un accident ou de tout autre événement chimérique, ou pour abuser autrement de la confiance ou de la crédulité, sera puni d'un emprisonnement d'un mois à cinq ans et d'une amende de vingt-six francs à trois mille francs.
Extorsion :
Art. 468 : Quiconque aura commis un vol à l'aide de violences ou de menaces sera puni de la réclusion de cinq ans à dix ans.
Art. 470 : Sera puni des peines portées à l'article 468, comme s'il avait commis un vol avec violences ou menaces, celui qui aura extorqué, a l'aide de violences ou de menaces, soit des fonds, valeurs, objets mobiliers, obligations, billets, promesses, quittances, soit la signature ou la remise d'un document quelconque contenant ou opérant obligation, disposition ou décharge
RYAD (Reuters) - La puissante police saoudienne des moeurs a lancé une campagne contre les voyants, sorciers et autres marabouts qui exercent au royaume wahhabite au mépris de l'islam qui juge blasphématoire la superstition, rapporte le journal Al Madinah.
Des centres vont être installés dans toutes les villes d'Arabie saoudite "pour enregistrer les plaintes à l'encontre de ces charlatans, les traquer et les supprimer", a déclaré au journal le cheikh Ibrahim ibn Abdallah al Ghaïs, chef de l'Autorité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice.
Certains Saoudiens payent parfois de forte sommes d'argent à de prétendus extra-lucides, le plus souvent d'origine indienne ou africaine, dans l'espoir de trouver du travail, un trésor ou une forme de bonheur par trop terrestre
Un employé des postes puise dans la caisse pour récupérer sa femme. Ce sont 80.000 € qui ont disparu du tiroir-caisse de l’employeur.
Pourquoi autant d’argent ? Pour payer le marabout qui devait faire revenir l’épouse du malheureux. Le marabout ayant promis que son épouse reviendrait moyennant grosse somme, le postier devait alors ramener le pactole à la maison. Depuis lors, le marabout est passé prendre son colis et a disparu dans la nature.
Au dernières nouvelles, la dulcinée n’est pas encore réapparue mais selon les dires des osselets, cela ne devrait pas tarder.
Des guérisseurs au chevet de séropositifs d’origine africaine. Coup de projecteur sur des pratiques hospitalières à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.
Apprenant sa séropositivité il y a deux ans à l’hôpital Saint-Louis, Mademoiselle D., Ivoirienne d’une trentaine d’années, s’est enfermée pendant des mois dans le silence, ignorant médecins et prescriptions. Le docteur Caroline Lascoux-Combes lui a alors demandé de rencontrer des guérisseurs animistes. Bien que musulmane, la jeune Ivoirienne a accepté une séance avec Moussa Maman. Un médecin béninois classique mais également ethnopsychiatre, élève de Tobie Nathan, et guérisseur, initié à la médecine traditionnelle en Afrique par son grand-père. C’est en interrogeant la patiente sur ses rêves, se souvient Caroline Lascoux-Combes, « que Moussa l’a fait sortir de son mutisme ».
Depuis l’annonce de sa maladie, MademoiselleD. entendait, en rêve, une sourate du Coran que son père lui récitait dans son enfance. Moussa Maman traduit : « En Afrique, on dirait que l’esprit de son père s’adresse à MademoiselleD. Elle puise sa force psychique dans celle de son père, une figure très positive. Il est mort. Mais je pense qu’il peut encore l’aider, contre sa maladie. Et il le fait, ajoute-t-il, à travers ses rêves. »
Aujourd’hui, c’est une jeune femme à l’allure sportive, au visage serein, qui, sous le regard attentif et discret d’une psychologue et du docteur Lascoux-Combes, entre en consultation avec Moussa Maman. Personnage charismatique, celui-ci est accompagné de ceux qu’il appelle son « équipe de tradipraticiens », tous originaires comme lui du Nord-Bénin et dont aucun ne parle le français. La patiente a recopié sept fois la phrase qui hantait ses nuits sur une tablette. La sourate, qui a disparu de ses rêves au cours de l’été, est encore au centre de la séance. Et les tradipraticiens, traduits par Moussa Maman, lui conseillent de rincer la tablette avec de l’eau, chaque soir, « avant de prendre les médicaments ». Des médicaments contre une maladie omniprésente, dont pas une seule fois ils ne prononcent le nom. « Les tradipraticiens, explique Caroline Lascoux-Combes, ont recours à une culture du non-dit et des métaphores, pour aider les patients à admettre qu’ils portent un virus dangereux. De même, pour leur expliquer qu’ils doivent prendre un traitement compliqué comme la trithérapie, les guérisseurs puisent dans les références à la médecine traditionnelle, où la prise de remèdes à heures fixes, selon un rituel précis, est très répandue. »
Faire accepter la maladie et les prescriptions est une des principales difficultés que rencontrent les médecins dans la prise en charge de patients d’origine africaine. Situé dans le 10earrondissement de Paris, Saint-Louis accueille un nombre important de migrants d’Afrique noire, qui vivent dans les foyers alentour, ou en proche banlieue, et dont beaucoup fréquentent la consultation de précarité qu’offre l’hôpital. Ces patients, raconte le docteur Géraldine Bayol-Honnet, sont souvent « isolés jusqu’au sein de leur propre famille, à qui ils n’osent pas avouer leur maladie. Ils vivent le sida avec une culpabilité intense ».
Alors, dans le décor formica de l’hôpital, les tradipraticiens, « c’est un peu d’Afrique à domicile ». Caroline Lascoux-Combes précise : « Contre le sida, ils viennent chercher notre savoir, car ils savent qu’il est efficace. Mais, en même temps, ils s’en méfient, et ont besoin de l’aval de leur communauté d’origine pour se laisser soigner. »
En 1990, lorsque le docteur Lascoux-Combes a débuté à l’hôpital Tenon, les praticiens butaient sur un échec : « Quand j’annonçais leur séropositivité à des Africains, raconte-t-elle, je ne les revoyais plus jamais. » Depuis 1993, les hôpitaux Bichat et Tenon invitent les tradipraticiens à intervenir une fois par an auprès des patients les plus déboussolés, par le biais de l’association Uraca (Unité de réflexion et d’action des communautés africaines), fondée par Moussa Maman, dans le quartier de la Goutte-d’Or. Et en 1996 l’expérience s’est étendue aux hôpitaux Lariboisière et Saint-Louis. Dès lors, Caroline Lascoux-Combes et Géraldine Bayol-Honnet ont modifié leur pratique, intégrant « la dimension culturelle » et « un autre rapport au temps » dans leurs consultations. Là où un Français préfère avoir une réponse brève et rapide, il vaut souvent mieux demander à un Africain de revenir plusieurs fois, « en essayant de sentir ce qu’il est prêt à entendre ».
Ainsi, pour Madame Y., une femme d’affaires ivoirienne de 55ans, dont l’annonce brutale de sa séropositivité, il y a deux ans à Paris, a sapé la confiance dans l’institution hospitalière. Persuadée qu’on l’utilisait comme cobaye, car elle était africaine, seule en France, loin de sa famille, MadameY. refusait de prendre sa trithérapie. Sa santé se dégradait à vue d’œil, elle voulait seulement rentrer en Afrique pour mourir, quand elle a rencontré le docteur Lascoux-Combes à la consultation de précarité de Saint-Louis.
MadameY. avoue avoir été immédiatement sécurisée par Moussa Maman lors de la première séance en avril : « Il m’a appelée ma sœur, comme en Afrique. » Puis, accompagnée d’un objet fétiche donné par les tradipraticiens, elle est allée, raconte-t-elle, à la préfecture de police pour régulariser ses papiers, ce qui lui a permis de rentrer voir ses enfants en Afrique et de reprendre ses activités de femme d’affaires. Elle s’est mise à parler de sa maladie, probablement contractée en Guinée, où, dit-elle, elle a beaucoup d’ennemies –coups d’œil hésitants aux Blancs présents dans la salle– et où on lui a jeté un sort. « En travaillant sur l’invisible, en interrogeant les patients sur les esprits tutélaires de leur village d’origine, en utilisant des objets transactionnels comme les gris-gris, nous avons recours à ce qu’on appelle magie en Afrique. Une magie que l’ethnopsychiatrie occidentale reconnaît comme une forme de thérapie », dit Moussa Maman.
A la fin de la consultation, MadameY. prend un petit sachet d’encens qu’elle brûle chaque soir selon un rituel précis et se tourne vers le docteur Lascoux-Combes pour s’excuser : « Je suis des deux côtés. C’est comme ça l’Afrique. Il y a beaucoup de choses que vous ne pouvez pas comprendre. »
Caroline Lascoux-Combes ne croit en rien d’autre, dit-elle plus tard, que « 2 et 2 font 4 ». Elle sait que sa présence aux consultations de Moussa est indispensable mais elle est consciente que la médecine occidentale, appliquée isolément, n’arrive pas à alléger les souffrances de ses patients africains.
Vous avez un flyer rigolo, subtile, absurde, révélant, ...
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